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Pascal: Quand vous y entrez, gauche droite, vous voyez que ce sont des arbres. en avançant au cours de la route, vous allez trouver des rivières, des ruisseaux, vous allez trouver de la savane. Il y a des éléphants. Il y a des girafes. C’est, c’est calme, en fait. donc, pour moi, c’était l’endroit de rêve, ma petite partie du paradis.
[MUSIQUE]
Jérémie: Lui, c’est Pascal Mirindi, un jeune Congolais de 25 ans. et son paradis, c’est le parc des Virunga. le plus ancien d’Afrique. C’est une réserve naturelle de 800 000 hectares qui s’étire le long de la frontière est de la République Démocratique du Congo. Le parc fait partie de la deuxième plus grande forêt primaire du monde – après l’Amazonie.
Depuis qu’il a découvert virunga, pascal est convaincu qu’il faut protéger ce lieu. C’est un sanctuaire unique pour les gorilles des montagnes, et des dizaines d’autres espèces menacées. mais Pascal a du mal à faire passer son message.
C’est en partie parce qu’il vit à Goma, a 130 km du parc. loin de la savane, et bien loin du paradis. goma est une ville tentaculaire de plus de 2,5 millions d’habitants. La plupart vivent en dessous du seuil de pauvreté. et depuis le début de l’année 2025, la ville est contrôlée par une milice appelée le M23, qui y fait régner la terreur. difficile de parler de protection de l’environnement dans ce contexte.
Pascal: Une personne qui ne sait pas ce qu’elle va manger la nuit, et vous lui demandez de ne pas couper les arbres pour faire le charbon. A un certain moment, on oublie que l’environnement fait partie aussi de nos besoins pour notre survie à long terme.
Jérémie: la RDC est un des pays les plus pauvres au monde, malgré ses richesses naturelles inégalées. Mais ces richesses sont la source de toutes les convoitises et d’innombrables guerres. et face à la déforestation, l’extraction minière, le braconnage des espèces protégées. Pascal, lui, prône la résistance pacifique.
Pascal: L’action non violente pour moi, c’est comme les gens qui pratiquent le karaté et qui n’ont pas le droit de se battre, qui n’ont pas le droit de blesser d’autres personnes. c’est l’arme qui arrive à créer une population exigeante . c’est l’arme qui peut aider à créer des autorités redevables.
Jérémie: vous connaissez peut-être la non-violence comme l’outil de résistance de Mahatma Gandhi en Inde et de Martin Luther King aux Etats-Unis. Mais à quoi peut ressembler ce mouvement dans un pays comme la RDC? un pays souvent décrit comme maudit, où la violence semble parfois être le seul outil de résolution de nos différends.
Pascal, lui, est dédié à cette approche. peu importe le combat. Et surtout quand le gouvernement va s’attaquer à ce qui lui est le plus cher.
[MUSIQUE]
Jérémie: Je m’appelle Jérémie Mupepe. Vous écoutez Radio Workshop en Français.
Pascal: Quand on est né dans la guerre, tout ce qu’on connaît, ce sont des violations.
Jérémie: Depuis que Pascal est tout petit, sa région, dans l’Est de la RDC, est régulièrement occupée par des groupes armés, soutenus par le Rwanda voisin. Un des généraux rwandais vivaient même juste à côté de sa maison d’enfance, à Goma. Pascal se rappelle qu’un jour, alors qu’il avait 10 ans…
Pascal: C’était un dimanche et juste à quelques presque 20 mètres de la maison où on vivait il y a un homme armé qui est venu juste devant nous et a demandé à mon père en Swahili: “qui es tu?” mon père voulait avancer. et du coup subitement, on l’a frappé au niveau des côtes.
Jérémie: La famille de Pascal venait de vendre une de leurs parcelles de terre. Les rebelles étaient venus exiger l’argent de la vente.
Le père de Pascal a d’abord cru bon de lui dire qu’il n’avait plus l’argent. Alors…
Pascal: Ils ont tabassé mon père. ils ont déshabillé mes parents. C’était pour qu’ils ne puissent pas fuir, mais aussi leur montrer qu’ils ont du pouvoir, en fait. et moi, j’étais là en sanglotant. Ils ont dit à mon père: “ce petit on va, on va le tuer.”
Jérémie: Devant ces menaces, le père de Pascal cède. Il donne tout l’argent aux rebelles, qui leur laissent la vie sauve. mais Pascal est bouleversé.
[MUSIQUE]
Pascal: Ca m’a révolté de voir mes parents pour la première fois nus devant moi, qu’une personne se donne en fait l’audace de dire en fait tranquillement, sans crainte en fait qu’il va me tuer. C’est l’une des histoires de ma vie, je pense, qui, qui me touchent et qui, qui ont façonné ma façon de voir les choses.
Jérémie: A l’âge de 17 ans, alors qu’il rentre du lycée, Pascal passe près du bureau du gouvernement provincial. Il aperçoit alors un groupe d’une trentaine de jeunes rassemblés devant le bâtiment.
[SON D’AMBIANCE]
Pascal: Ces gens, ils chantaient calmement et ils se tenaient dans les bras en train de chanter.
Jérémie: Dans une vidéo qui capture ce moment, on voit les jeunes qui brandissent des pancartes demandant la démission de Joseph Kabila Kabange, le président de l’époque. Son mandat était terminé, mais Kabila refusait d’organiser de nouvelles élections. La manifestation se met en marche.
[SON D’AMBIANCE]
Jérémie: Les jeunes lèvent leurs affiches au-dessus de leurs têtes et commencent à chanter “S’il quitte le pouvoir, alors nous partirons”.
[SON D’AMBIANCE]
Pascal: Voir des jeunes en train de demander que Kabila sorte du pouvoir, d’abord l’audace qu’ils avaient. C’est la première des choses. Deuxièmement, l’harmonie qu’ils avaient: chanter tranquillement, en disant des choses que beaucoup de gens ne disent pas tranquillement en fait. Et c’était leurs droits qu’ils réclamaient. Et moi, ça m’a façonné. et je sais pas comment est-ce que c’est arrivé, mais je me suis retrouvé avec eux en train de chanter.
[SON D’AMBIANCE]
Jérémie: Très vite, le cortège se trouve face à un barrage de police. Les policiers leur coupent la route, et les menacent avec leurs fusils. Malgré ces intimidations et pour montrer leurs intentions pacifiques, les jeunes s’assoient par terre, au milieu de la rue. Ils entonnent d’une seule voix: “Policiers, vous êtes nos champions. ne jetez pas de pierres aux policiers.”
[SON D’AMBIANCE]
Jérémie: mais cela ne dissuade pas les forces de l’ordre qui continuent à avancer. ils se mettent à frapper les manifestants alors qu’ils sont déjà au sol. Pascal est traîné et embarqué à l’arrière d’un pick-up bleu.
[SON D’AMBIANCE]
Jérémie: Il est emmené à la prison centrale de Goma, avec une vingtaine d’autres manifestants. Là- bas, ils sont jetés dans une cellule collective sans fenêtre, ni banc, ni lit. ils vont y passer la nuit.
Pascal: L’emprisonnement pour moi, c’était la première fois que je, je l’ai reçu dans ma vie. Je n’avais jamais passé la nuit loin de ma maison. Ce jour là, c’était la première fois je pense que ma mère, en fait, elle pensait que peut être qu’on m’a tamponné en cours de route ou peut être que… on m’a kidnappé peut être…
[SON D’AMBIANCE]
Jérémie: Dans leur cellule, les camarades de Pascal continuent à chanter jusque tard dans la nuit. “Je suis le peuple, jusqu’à la fin. Peuple lève-toi!”
[SON D’AMBIANCE]
Jérémie: Pascal apprend qu’ils font partie d’un groupe de goma nommé la Lucha. Leur objectif? Transformer la RDC en organisant des actions non-violentes, comme la manifestation qui l’a menée en prison ce jour-là.
Pascal: Quand j’étais en taule avec eux, j’ai vu des jeunes qui aimaient leur pays. qui avaient créé de la non violence qui avaient comme principe un Congo nouveau où il a la dignité humaine.
Jérémie: La Lucha fait face à une importante répression depuis ses débuts en 2012, mais les membres du réseau s’accrochent à leurs principes pacifistes.
Pascal: Et moi, c’était mon école. des jeunes qui m’ont pas pris comme… comme un petit garçon âgé de moins… de moins, de 18 ans. Ils ne m’ont pas pris comme quelqu’un qu’ils ne connaissaient pas. Ils m’ont pris comme leur petit frère, et j’ai appris à avoir une famille qui s’appelait Lucha.
[MUSIQUE]
Jérémie: Aujourd’hui, quand Pascal pense à cette nuit en prison, il se rappelle s’être senti impuissant, une fois de plus.
Pascal: Au fond de moi, je… j’étais blessé, j’étais encore indigné, mais cette fois ci, j’étais conscient que… Je viens d’avoir une famille et des techniques qui vont m’aider à trouver des solutions. je viens d’avoir l’espace d’expression, ou je peux exprimer ce que je pense.
Jérémie: Dès lors, il est en première ligne de toutes les actions pacifiques de la Lucha contre Kabila. mais le mouvement est violemment réprimé.
Pascal: Et on a perdu beaucoup de gens parmi nous. il y a d’autres personnes qui sont mortes, d’autres calcinées dans leur maison, d’autres qui sont, qui ont été kidnappées, d’autres tabassées jusqu’à ce qu’ils sont partis à l’hôpital, y compris moi même.
Jérémie: Au cours des années qui suivent, des dizaines de membres de la Lucha sont emprisonnés ou assassinés. Mais en 2019, Kabila finit par quitter le pouvoir. C’est une victoire importante pour Pascal et ses camarades. Mais ils ne veulent pas s’arreter la.
Pascal: Notre bataille n’était pas seulement de faire quitter la personne de Kabila, mais notre bataille, c’est changer les systèmes, changer les systèmes du mal. Donc c’était une bataille qui était continuelle. mais j’avais besoin en fait d’apporter quelque chose, de… de nouveau, quelque chose en fait auquel d’autres personnes n’avaient pas assez d’intérêt.
Jérémie: On est en 2020. Pascal étudie le droit à l’université de Goma. Il s’intéresse alors à d’autres mouvements de désobéissance civile et d’action pacifique. Il découvre Extinction Rébellion, un réseau mondial qui se mobilise contre l’effondrement écologique.
Pascal: Avec une poignée d’amis de la fac, il décide de créer la branche locale de l’organisation.
Jérémie: En regardant autour d’eux, ils commencent à s’inquiéter au sujet des activités de prospection pétrolière que le Gouvernement a autorisées dans le parc des Virunga. Par téléphone, Pascal nous parle de la stratégie que lui et ses collègues mettent alors en place.
Pascal: Pour nous, vraiment, c’était une question d’aller sensibiliser la population. Dans notre vision, on a toujours voulu avoir une population consciente, qui peut être exigeante vis à vis des dirigeants aussi, qui peut savoir comment revendiquer ses droits tout en respectant la non violence active. c’est comme ça que nous sommes partis dans le parc.
Jérémie: Une de leurs premières actions, c’est donc cette visite au parc des Virunga, celle qui a tant marqué Pascal.
Pascal: Si cette communauté ne comprend pas pourquoi elle doit protéger le parc, si un jour les pétroliers viennent pour exploiter, nous risquerons d’avoir une communauté qui est mal informée et qui penchera du côté des, des exploitants du pétrole qui, malheureusement, ne sont pas aussi sérieux parce que ce sont des capitalistes qui ne voient que leurs intérêts et jamais les intérêts de la population.
Jérémie: L’intuition de l’équipe était juste. Un an plus tard, en 2021, le gouvernement publie un appel d’offres délimitant 27 blocs pétroliers à travers le pays. Trois d’entre eux sont situés à l’intérieur du parc des Virunga. Les entreprises sélectionnées par l’appel d’offre pourront y exploiter le pétrole à leur guise. Mais pendant ce temps-là, sur la scène internationale, le gouvernement tient un autre discours.
Pascal: On est train de parler de ce qui se passe en rdc sur la capacité écologique de la rdc sur ce qu’elle produit pour l’humanité. On fait à la pression aux pays pollueurs pour qu’ils puissent payer l’argent des crédits carbones et tout le reste.
Jérémie: En gros, d’un côté, le gouvernement souligne l’importance de la forêt primaire en RDC pour l’équilibre écologique mondial. Mais auprès de sa population, le message est totalement différent. en guise d’exemple: En 2022, le Ministre de la Communication de l’époque publie un tweet provocateur qui dit: “Protégeons notre population, pas les gorilles”.
Jérémie: Pour Pascal, cette déclaration est particulièrement troublante.
Pascal: C’est vraiment une déception qui m’a, qui m’a longuement fait du mal. et aussi une motivation que je devais me battre et je devais me battre pour que ces genre de double discours qui n’ont pas de sens, qui sont vides, ne se reproduisent plus.
Jérémie: l’équipe d’Extinction Rébellion se met à sillonner les 27 zones concernées par l’appel d’offres. Encore une fois, ils s’appuient sur l’un des principes de l’action pacifique.
Pascal: Vous voyez les actions non violentes, ce sont des actions qui ne donnent pas de fruits visibles directement. C’est un processus d’abord de mobiliser l’opinion, de montrer à l’opinion qu’il est capable de changer les choses, de revendiquer ses droits.
Jérémie: En 2024, l’appel d’offres est annulé. La plupart des compagnies pétrolières internationales se sont retirées. Il n’existe pas de cadre juridique clair pour ces transactions, ni de données géologiques récentes permettant d’évaluer la valeur de chaque bloc. Investir semble trop risqué.
Mais le travail des ONGs y est aussi pour quelque chose. Vous connaissez Greenpeace, l’organisation de référence en termes d’action environnementale pacifique. Celle dont les activistes montent sur les bateaux de pêche aux baleines et sur les centrales nucléaires?
Eux aussi se sont engagés dans le dossier des blocs pétroliers. Ils se sont alliés à d’autres ONGs congolaises et internationales, comme extinction rébellion, pour exposer les risques des blocs pétroliers. Pour Bonaventure Bondo, de Greenpeace Africa, cette pression a été décisive.
Bonaventure: Après multiples actions que nous avons pu tenir sur terrain, le gouvernement s’est rendu compte qu’ils étaient dans une mauvaise posture avec le premier processus d’appel d’offre. et ce qui a conduit même à l’annulation de ces processus.
C’est ce qui prouve qu’ils sont réceptifs.Les actions des mobilisations non violentes sur le terrain, ce sont vraiment un moyen important pour toucher les décideurs.
Jérémie: Pour maintenir la pression sur les décideurs, la société civile lance alors la campagne “Notre terre sans pétrole” qui regroupe plus de 15 organisations congolaises et recueille le soutien de plus de 200 ONGs du monde entier . Pascal se souvient avec émotion.
Pascal: Ce jour-là, quand on était dans la réunion avec les camarades et qu’ensemble, tout le monde, on a décidé d’avoir une campagne, j’ai appelé l’un des de nos camarades ou pour lui dire on a, on a l’opportunité au fait de changer les choses. Pour moi, c’était un peu comme ce que j’avais vécu auparavant quand on se battait contre le système de kabila.
Jérémie: Pour Bonaventure Bondo, il est essentiel que la campagne soit clairement vue comme ayant ses racines en RDC, car la protection de l’environnement y est souvent considérée comme un sujet porté principalement par les pays occidentaux.
Bonaventure: Les stratégies qui marchent beaucoup plus, c’est des stratégies de se coaliser avec des autres organisations de la société civile de la base ou les autres organisations communautaires. Ça fait en sorte que la connotation dans laquelle Greenpeace véhicule ou qui exécute l’agenda occidental est beaucoup plus atténuée.
Jérémie: La campagne “Notre terre sans pétrole” prend de l’ampleur. Elle organise des manifestations et des concerts à travers le pays. Mais en janvier 2025, les rebelles du M23 s’emparent de la ville de Goma, et la violence prend de nouveau le dessus.
La vie de Pascal, comme celle de beaucoup d’activistes, est menacée. Il prend alors une décision très difficile qui l’éloigne du terrain: il quitte le pays.
Pascal: Quand j’étais obligé de fuir ma ville de Goma, laisser tous les gens de ma famille là bas, laisser tous les… tout au fait… aller vivre dans un contexte de réfugié… Au fond de moi, je me disais, peut-être il temps que je réfléchisse encore deux fois; que j’arrête.
Jérémie: Pour la première fois de sa vie, Pascal envisage de se retirer. Mais en mai 2025, le gouvernement relance l’appel d’offres des blocs pétroliers. Cette fois-ci, ce ne sont plus 27 blocs qui sont offerts, mais 52. Ils couvrent la moitié du territoire du pays. Pascal réalise que le processus d’appel d’offre est encore plus opaque que la première fois. Le gouvernement ne communique pas ouvertement. Abandonner n’est pas une option. Pascal décide de rentrer en RDC. Il est alors nommé coordinateur de la campagne qui enchaîne les actions.
Pascal: Je me rappelle qu’un jour, on était dans la rue avec des mégaphones pour essayer un peu de sensibiliser la population, pour leur parler de l’exploitation du pétrole. Et il y a une maman qui, qui qui m’appelait. Elle vendait des arachides et m’a dit en Swahili et que je lui explique un peu, ce qu’on est train de faire.
Et j’ai discuté avec la maman. Je lui ai expliqué bien sûr, avec des mots simples en Swahili, ce qui se passe réellement: le processus de vente des blocs pétroliers. Elle m’a avoué que pour elle, c’est la première fois qu’on l’explique ça. et qu’elle va nous envoyer son fils. Et je lui ai laissé mon numéro et son fils aujourd’hui, il est l’un des membres de notre mouvement extinction rébellion
Pour moi, c’est quelque chose de grand de voir qu’une personne peut arriver à vous dire, moi, je ne saurais pas venir avec vous dans la rue, mais je peux vous envoyer mon fils tout à sachant très bien que c’est dans la rue qu’il envoie son fils.
Jérémie: Pascal sait que cette rue reste dangereuse. mais c’est aussi cette rue ou les jeunes congolais veulent pouvoir manifester pacifiquement. Cette rue qui a forgé Pascal et qui lui a manqué, lors de son exil. Il la retrouve aujourd’hui avec angoisse et espoir.
Pascal: Quand je parle de la rue, je parle des actions qui… dans lesquelles on va envoyer la police pour venir vous arrêter, vous tabasser ou même vous tuer. Voir qu’il y a une personne qui peut accepter d’envoyer son fils pour venir se battre pour ces causes. Pour moi, cela reste une des choses qui me motive et qui me dit que nous sommes en train de réussir.
Jérémie: Je m’appelle Jérémie Mupepe. Je suis reporter pour Radio Workshop. Cet épisode a été produit par Jo Jackson et Clémence Petit-Perrot. Martine Chaussard est notre éditrice. Jo Jackson est notre directrice de production. Montage par Jo Jackson et Mike Rahfaldt. Musique par Qhamani Sambu chez Edible Audio au Cap, en Afrique du Sud. Archives audio extraites du documentaire Congo Lucha de Marlène Rabaud, produit par Esprit Libre Productions. Cet épisode de Radio Workshop ne serait pas possible sans le soutien financier de 11th Hour Project. Visitez notre site sur radioworkshop.org pour obtenir plus d’informations et pour soutenir notre travail.